Je ferme les yeux, te revoilà près de moi

Mon téléphone ne sonne plus. Lui qui vivait au rythme de tes notifications, de nos courants échanges. Depuis, les heures n’ont jamais été si longues. Je sens à nouveau ma gorge qui se noue et mon cœur qui s’emballe. J’ai beau fermer les yeux, je nous revois, je te revois. Nos longues conversations et tes petites attentions. J’aimais te voir rire, autant que l’on aime une nuit étoilée en plein mois d’août. J’aimais te savoir entouré, lorsque je ne pouvais être là. J’aimais le regard que tu posais sur moi, comme on aime sentir les rayons du soleil effleurant notre peau. Ce même regard qui m’intimidait. Je me sentais si petite à tes côtés, je me sentais protégée, je me sentais aimée. Et j’ai savouré chacune des après-midi que l’on a passé à déambuler dans les rues de la ville, chaque début de soirée où tu regardais ton émission préférée, chaque matin où j’ai eu la chance de me réveiller à tes côtés. Je ferme les yeux et je me laisse à nouveau emporter par l’odeur de tes draps, par la douceur de tes bras. Tes paroles étaient bienveillantes, et bon sang, que j’aimais discuter avec toi. Je me suis laissée envoûter, je me suis prise au jeu, j’ai baissé la garde. J’ai fais tomber ma carapace, la même qui m’empêchait jusqu’alors de faire naître des sentiments. Je me découvrais, je les découvraient. Je me rendais compte de la chance que j’avais, chaque jour, de pouvoir vivre ces moments là. De repousser ces limites, et d’accepter ce que je n’osais pas. Tu étais là, tu veillais sur moi. Ce sentiment de sécurité n’a jamais été remis en question, tous les doutes que j’avais s’étaient estompés. Je n’avais plus peur. L’avenir, l’inconnu et les projets futurs m’avaient toujours rendu malade. Jusqu’à m’en torturer l’esprit, jusqu’à m’effondrer puisque tout semblait flou. Mais depuis toi, tout était différent. Comme si tu étais la clé permettant d’ouvrir les jolies portes d’un bel avenir. Il l’aurait été, avec toi. Je peux le dire, cela faisait des années que je n’avais pas ressenti cette sécurité, cette sérénité. Je n’avais plus appréhendé l’avenir de cette façon depuis des lustres. Et j’aimais ce sentiment. Celui qui te confirme que rien est insurmontable. Celui qui t’assure qu’il n’est pas nécessaire de s’inquiéter puisque je ne serai plus jamais seule et que j’ai à mes côtés cette personne qui sera là pour m’éclairer, m’aiguiller. Tes conseils résonnaient dans ma tête, faisant fuir chaque angoisse. Ils neutralisaient ces mauvaises pensées et pansaient mes blessures. Mais ce soir tout semble différent et le temps s’est arrêté. La Terre ne tourne plus, et je sens mon corps qui se fige. Ce soir, tu en a décidé autrement. Tous ces liens et ces espoirs n’ont plus raison d’être. Même si je m’acharne, même si je refuse, même si je soupire, tu es parti. Il fait froid dehors, comme dans mon cœur. Je le sens battre, pour me prouver qu’il est bien là. Mais je me sens vide et ce malgré les centaines de souvenirs présents dans mon esprit.

Je ferme les yeux, te revoilà près de moi.

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8 commentaires sur “Je ferme les yeux, te revoilà près de moi

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  1. Des paroles si belles, mais si poignantes.
    Je te souhaite de te relever, et de retrouver confiance en l’avenir.
    Le temps fait bien les choses et pansera tes blessures.
    Douce journée, remplie de réconfort et d’ondes positives.

    Aimé par 1 personne

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